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Description

La mise en œuvre de la théorie du commerce équitable, élaborée par Franz Van der Hoff, a pu se dérouler en 3 temps :

  • Tout d’abord, en 1980, padre Francisco (comme on l’appelle au Mexique) va réunir les petits producteurs de café de quatre ethnies (Zapotèque, Chontal, Chatino et Mixe) de la région de l’Isthme de Tehuantepec, au Mexique, pour qu’ils s’organisent et puissent mettre leurs forces en commun. Ils vont créer ensemble une coopérative afin de vendre leur café à un meilleur prix que celui qu’on leur proposait jusque-là et qui ne leur permettait pas de vivre.
  • Franz Van der Hoff va rencontrer ensuite, par hasard, à la gare d’Utrecht, Nico Roozen, un dirigeant d’une ONG hollandaise, Solidaridad. Le destin des petits producteurs mexicains d’UCIRI va prendre alors une autre dimension, car ces deux hommes vont fonder ensemble une association baptisée Max Havelaar (1988), ayant pour vocation d’intégrer le café de ces petits producteurs dans les réseaux de distribution modernes, pour qu’il puisse être vendu en grande quantité et à un juste prix.
  • Enfin, le commerce équitable arrive à sa phase de maturité en 1997 en France, quand l’ensemble des acteurs économiques (entreprises, distributeurs et consommateurs) sortent le modèle de l’anonymat et en font un produit incontournable porteur de valeurs communes pour le consommateur comme pour le producteur.

UCIRI est une organisation qui produit en agriculture biologique, une structure qui fonctionne démocratiquement, dans laquelle la parole est le ciment du bon fonctionnement de l’ensemble des projets mis en place.

Ce film documentaire raconte, à travers le témoignage de Padre Francisco, le parcours de ces différentes communautés indigènes qui, unies, ont pu faire face aux difficultés du passé et ont pu redonner au monde rural une véritable politique économique couvrant deux types de besoin : l’augmentation des revenus individuels, l’amélioration des conditions de vie grâce à une aide collective décidée et gérée par ceux qui en profitent. Cette idée simple a émergé avec le café : un prix minimum garanti et stable, ainsi que des primes, pour travail collectif en organisation et pour la caféiculture « bio ».

Cette idée a été comprise rapidement par tous les acteurs du marché. Avec, en corollaire, des contreparties : un système démocratique de gestion dans les coopératives ; une qualité exceptionnelle des produits, cultivés pour la plupart selon un mode d’agriculture biologique ; le respect de l’environnement, avec la protection des espèces et de la forêt tropicale.

Tout cela fonctionne depuis plus de trente ans pour UCIRI, mais la théorie de Padre Francisco va au-delà, il n’est pas possible de se reposer sur les acquis, pour lui, il ne faut ni « rester les bras croisés », ni « mettre tous les œufs dans le même panier ».

État

  • Labellisé

Langues

  • Espagnol
  • Français

Licence Creative Commons

  • Partage des conditions à l'identique
  • Pas d'utilisation commerciale
  • Pas de modification

Mentions Licence

  • Economie

Nature pédagogique

  • Documentaire

Niveau

  • Bac

Types

  • Grain audiovisuel

Mots-clés

café biologiquecommerce équitableMexiquecoopérativescommercialisation
Le bio comme réaction à la révolution verte
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La dynamique caféière du sud-est du Mexique dans son contexte national
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Surgissement du bio comme alternative à la dérèglementation
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Pluma Hidalgo, un village caféier
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Le poids des communautés indigènes dans la production caféière du Chiapas, un exemple : Majomut
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La place des femmes dans la caféiculture des communautés indigènes
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La disparition du système de la grande propriété caféière dans le Soconusco, au Chiapas  - Bonus 1
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La lutte contre la rouille orangée du caféier, Hemileia vastatrix - Bonus 2
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Caféiculture et écotourisme - Bonus 3
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Contributeurs

Jean Jimenez

Réalisateur / Vidéographe, Université Toulouse Jean Jaurès

Javier Ramirez

Enseignant – chercheur à l'UNAM

Jean-Christian Tulet

Directeur de Recherches, Laboratoire GEODE, Université Toulouse Jean Jaurès