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Création d’un enseignement pluridisciplinaire obligatoire sur ces enjeux

Université de Paris

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Description

L’Université de Paris a proposé en 2021, à ces étudiants de deuxième année de licence de physique, un cours magistral de 18 heures sur les enjeux écologiques.

L’ ambition de l’Université est de déclencher une prise de conscience par les étudiants des problèmes, de leur amplitude et de leur interdépendance. Le 2ème objectif est d’encourager les étudiants à approfondir certains thèmes abordés à l’aide de ressources bibliographiques, en s’appuyant sur leurs connaissances disciplinaires (la physique pour la Licence en physique), et à nourrir une réflexion sur un potentiel engagement citoyen.

Détail

Ces 18 heures de cours représente 1 % du nombre total d’heures de cours dispensées sur les trois années de la licence. Cet enseignement ne dénature pas la coloration disciplinaire du cursus dans lequel il s’intègre. Mais il est néanmoins capital pour nourrir la sensibilisation et la compréhension des étudiants sur ces enjeux dans un cadre méthodologique qu’ils reconnaissent comme rigoureux. 

Étant donné le caractère pluridisciplinaire des questions de transition écologique, les possibilités d’axes à aborder sont multiples, tout comme le sont les portes d’entrée. Il n’est pas possible de voir tous les aspects, des choix ont été faits. L’Université de Paris s’est basée sur les nombreuses expertises présentes au sein de son université pour proposer un enseignement s’appuyant sur les sciences et technologies (physique, chimie, écologie) et sur les sciences humaines et sociales (histoire, sociologie et économie des transitions ). Cet enseignement a été élaboré collectivement par cinq enseignants : deux physiciens, une chimiste, un écologue et une sociologue.

Dans ce cours, ils ont introduit les notions de limites planétaires ainsi que les contours de la méthode scientifique ; le fonctionnement physique du climat et les observations du réchauffement ; les gaz à effet de serre et l’énergie dans la société. Ils ont démontré pourquoi et comment la combustion des énergies fossiles carbonées est à l’origine du dépassement des limites planétaires. Ils présentent également la crise de la biodiversité avec les notions d’écosystème, de biodiversité et de services écosystémiques. Le cycle de cours s’est clôturé par une mise en perspective critique des enjeux épistémiques, sociaux et politiques des transitions environnementales. La dernière séance fut conçue comme un temps d’échange autour de la mobilisation suivant le constat et des leviers d’actions possibles pour amorcer le nécessaire changement de trajectoire : comme le bilan de gaz à effet de serre personnel, les efforts individuels… Enfin, différents engagements « militants » possibles notamment dans des associations étudiantes locales et/ou nationales ont été discutés. La notion de progrès technologique, son acceptation par la société et son caractère inévitable, a été questionnée.

Cet enseignement a eu lieu cette année intégralement à distance, les évaluations le furent également, sous la forme de questions de cours à choix multiples, pour chacune des parties.

La promotion comportait 99 étudiants. En moyenne, 40 à 50 étudiants étaient connectés aux différents cours, qui étaient ensuite entièrement mis à leur disposition (diaporama et enregistrement vidéo). Les réponses aux évaluations montrent que les étudiants se les sont appropriés d’une façon ou d’une autre, au moins dans l’objectif de celles-ci.

Ces étudiants ont répondu à un sondage anonyme de fin de module et 85 % des répondants ont trouvé le cours nécessaire ou utile, 61 % estiment que ce cours leur a fait prendre conscience de l’urgence environnementale et 38 % en avaient déjà conscience. 66% ont envie de réduire leur impact (carbone, déchets, achats…) et 53% veulent en savoir plus.

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Type d'initiative

  • Dans l'enseignement